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Bonjour ! Mon premier objectif lors de mon inscription à over-blog était d'écrire mes souvenirs en m'appuyant de mes 13 dossiers contenant 200 photos chacun. C'était une passion culturelle pour moi n'ayant rien de commercial et ni de touches aux questions raciales de quelques nature que ce soit. J'espérais avoir des échanges avec tout le monde pacifique et légal. Malheureusement, je suis très satisfait en retrouvant mes photos classées dans "CONFIGURER" de votre part.

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Algérie 1954-1962 : " la position d'Albert sur la guerre."

Samedi 4 septembre 2010 6 04 /09 /2010 09:00

 

 

 

 

 

 

Camus est l'un des seuls écrivains français qui aient affronté et pensé

le terrorisme.

Dès la fin des années 1940 , il s'y intéresse. Sous le titre de

" Tu peux tuer cet homme ", il a édité un recueil de textes russes

présentés par Brice Parain dans la collection " Espoir "

 qu'il dirige aux éditions Gallimard.

Deux pièces , " Les Justes ", en 1949, et l'adaptation scénique

des " Possédès " , dix ans plus tard, manifestent la constance

 de cette préoccupation.

" L'homme révolté ", en tant qu'essai sur la perversion de la révolte,

 fournit un cadre théorique à cette représentation du geste terroriste.

La guerre qui , à partir de 1954, ravage son Algérie natale, a permis

 à Camus d'affiner sa réflexion.

Dans plusieurs de ses articles à " L'Express ", il aborde la question

qui frappe le plus l'opinion métropolitaine.

La flambée d'attentats qui ensanglante sa terre natale a,

pour lui, des causes.

" Le terrorisme, en effet, n'a pas mûri tout seul ; il n'est pas le fruit

du hasard et de l'ingratitude malignement conjugués...

En Algérie, comme ailleurs, le terrorisme s'explique par l'absence d'espoir.

 Il naît toujours et partout , en effet , de la solitude, de l'idée qu'il n'y a

 plus de recours ni d'avenir,

que les murs et les fenêtres sont trop épais et que,

pour respirer seulement, pour avancer un peu, il faut les faire sauter."

Il est le fruit amer des humiliations accumulées par une population marginalisée, la conséquence des revendications insatisfaites,

le résultat des promesses jamais tenues.

" Le terrorisme algérien , écrit encore Camus , est une erreur sanglante ,

 à la fois en lui-même et dans ses conséquences."

Il est l'expression de la " haine ", il est porteur de " racisme ".

Il a pour premier effet de mettre les "libéraux "

dans une position intenable.

En 1945 , il avait titré l'un de ses articles : 

" C'est la justice qui sauvera l'Algérie de la haine."

" Quelle que soit la cause que l'on défend, elle restera toujours

déshonnorée par le massacre aveugle d'une foule innocente où le tueur

sait d'avance qu'il atteindra la femme et l'enfant " , peut - on lire dans Chroniques algériennes.

Camus n'en reste pas à cette dénonciation morale et politique.

" Le sang, s'il fait parfois avancer l'Histoire, la fait avancer

vers plus de barbarie encore. "

L'attentat suicide et le bombardement aveugle d'un village, en tant que

 moyens de guerre, sont des crimes contre l'humanité injustifiables

dans la mesure où ils ne distinguent pas les combattants et les civils.

L'organisation terroriste, parce qu'elle s'attaque au premier venu,

 parce qu'elle postule la diabolisation de l'adversaire et met en avant

l'idée de responsabilité collective, reproduit ce qu'elle voulait abolir,

l'arbitraire.

Elle joue toujours contre la démocratie.

Il existe, pour Camus , une relation de causalité entre une pratique cynique

de la violence et sa codification par un pouvoir absolu.

Il a distingué le terrorisme groupusculaire et le terrorisme d'Etat , mais pressenti qu'on pouvait passer de l'un à l'autre.

En d'autres termes, le parti d'avant - garde armé sert de laboratoire sinon de matrice au " despotisme ", à l'Etat totalitaire qui institutionnalise

 ses agissements meurtriers.

 

 

( Source Le Monde / Hors - série CAMUS )

 

 

***

 

 

Si vous voulez en savoir plus encore , je vous conseille ce livre

 

 

 

 

 

 

"Ce n'est pas la révolte ni sa noblesse qui rayonnent aujourd'hui sur le monde, mais le nihilisme." Dans ces textes d'une troublante actualité, réunis dans Réflexions sur le terrorisme, Albert Camus, écrivain, penseur et combattant aborde avec une fulgurante lucidité les questions posées par l'exercice de cette violence totale, tout en prenant parti : "Quelle que soit la cause que l'on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d'une foule innocente..."
 
Bonjour !

   C'est cette dernière phrase d'Albert Camus qui retient plus mon attention. D'elle pourront être tirées beaucoup d'autres déductions alimentatrices des chroniques elles-mêmes nourricières de cercles occultes manipulateurs des deux camps ou de plusieurs puisqu'à vrai dire il existe au sein de la grande guerre entre principaux acteurs bélligérants en conflit armé et des petites guérres liées aux indigences et aux miséres qui après tout l'on retient de cette idée ou de cette opinion que le pain avait été toujours utilisé comme instrument de pouvoir. Si non,  comment expliquer par ci la ou les dénonciations de faux et d'usages de faux et de l'autre les yeux se ferment au vu et au su de tout le monde lorsque d'autres se font sans inquiétude de quoi que ce soit ?

Commentaire n°2 posté par alditas aujourd'hui à 09h56
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