PORTRAIT DE MON VILLAGE
La femme algérienne était autrefois le pilier de la maison....Sans elle, rien ne marche. L'homme dehors mais parfois en plus de ses tâches quotidiennes ménagéres, elle prend
en charge sur son dos le transport des fagots de bois après avoir terminé dans les champs certains travaux....Que dirons-nous de ces femmes vivant toutes seules en tant que divorcées,
séparées de corps avec leurs maris pour des motifs litigieux ou partis en France pendant de longues années et plus particulièrement les veuves ?
Je prends cette image comme témoignage et étude de cas sur la vie de ma propre regréttée maman dont la photo manque.
A l'instar des autres, mes défuntes tante Zouina et ma mére Hadjila étaient de celles-là pour n'avoir jamais été à l'école. De telles images dans noos villages ne me
frustrent pas et ne me choquent pas dans la mesure où cette charge rentre dans le cadre de l'assumance d'une lourde responsabilité familiale.
L' autre image du village de l'air du temps d'après : conjoncture et contexte du moment événementiel historique.
Oui il y a l'action psychologique sévissant en ces moments là, mais quand même il faut faire la part des choses objéctivement parlant. Cet enfant est-il innocent ou pas en
subissant les évènements ?
C'était le même sort réservé peut être à certains soldats du contingent contrainds par la force des choses pour venir se battre en Algérie sans savoir de quoi sera
fait le lendemain pendant leurs 28 mois de service militaire dans une conjoncture de guérre contre leurs propres grès en laissant dérrière leurs familles, les amis, leurs villages,
leurs camarades de classe, leurs fiiancées. Là dessus, je ne vise pas la décriminisation de la colonisation représentée par l'armée....Seulementles périodes succéssives n'étaient pas les
mêmes au début, au milieu et à la fin de la guérre. Il y a le fonctionnement des institutions et ceux qui les représentent, comme il y a des individus en tant qu'être humains après
tout inclus dans ce tourbillon de violences multiples.
Franchement, j'aimerai revoir en photos inédites les choses de cette vie que nous avions passé dans les souffrances, les douleurs, leurs innombrables couleurs, uniquement
pour tirer une leçon sur ces souvenirs pendant lequelsexistaient des moments de répits sans répits et ni replis durant notre vie ....
Ce n'est qu'à partir de 1960 que les filles commencent à aller à l'école dans les campganes.
Depuis les temps les plus reculés de l'histoire, la communauté d'El-Maïn formait un Douar dépendant de la Commune Mixte des Bibans - Arrondissement de Sétif - Département de
Constantine, que gérait le Cadi Hassan Ben Halla à la veille de la révolte de 1871 jusqu'en 1959 date à laquelle des communes en plein exercice avaient été créées. C'est alors que ce
village redevient Chef lieu Communal et des élèctions avaient eu lieu à l'occasion. Les candidats étaient Méssieurs Dékrouche Brahim soutenu par Monsieur le S/Préfet de Lafayette
Bachouchi et Benhalla Lahlou. Monsieur Dékrouche redevient Maire jusqu'en 1962 pour en être remplacé par feu : Ikhléf Salem. La Commune d'EL-MAIN avait comme voisins : Guenzet et Aïn
Legradj à l'Est, Béni-Ourtilane et Bou-Hamza au Nord, Tamokra à l'Ouest, Téffreg au Sud Est et Djaâfra au Sud. Le Douar Djaâfra avait été une zone interdite jusqu'en 1962. C'était une
région isolée et était trés pauvre. Son économie est basée principalement sur l'agriculture. L'olivier et le figuier constituent ses principales ressources. La population jeune doit
s'émigrer pour de nombreuses années dans les villes d'Algérie ou en France pour compléter l'économie familiale. Cette commune ne disposait comme voies d'accès qu'une piste la reliant avec
BBA au Sud. Ce n'est qu'en 1957 qu'une autre piste avait été ouverte sur Guenzet que rend impraticable la rivière en hiver. La montée vers El-Maïn était rude. Une autre piste avait été
ouverte sur Tamokra vers 1961, traversant la petite forêt d'Adrar Ou Maza par dessus les villages de Sidi-Idir, Tizi-Aïdel et Thiourirines. Pour la Médecine, au paravant dans les années
1950, les patients se déplaçaient à BBA pour se faire consulter par les Docteurs Bénabid et Grange. Par la suite, c'était le Docteur Aouizérate de Lafayette qui s'en occupait. La localité
disposait également d'un bureau de poste et d'un Receveur nommé Mokrane Boukchida. En 1957, cette poste redevient une simple agence postale dont le Receveur était Monsieur Férihi Mohamed
Amokrane.
Hier au village d'El-Maïn, le conflit de génération n'existait presque pas. Les relations étaient fondées sur des liens de sang, de camaraderie de classe ou d'écoles coranique ou publique
autant que mondaines alant jusqu'à une afféction sentimentale. Les souvenirs ne concernent pas seulement l'architécture des maisons, les guérres et leurs lots de souffrances et de
miséres, mais aussi les métiers, les tenues vestimentaires et la gastronomie.
Villages composant le douar EL-MAIN
Les fractions :
Ouled Siline : l'hara ou fella, tichérahines, taourirt,
Ouled Hallel : aghoulmim, gachetoum
Mossabhia : ahrik
El-Madjène - Lamtard : fractions de l'hara ou fella, l'hara ouadda
Guélaguel : tadart -
Ouled Sidi-Idir : ath sidi-idir, méchrioua, tsaâlva
Mézrarégue
Zaraâ
Ouled Halla - ex: janet
Commune héritée de la colonisation jusqu'à 1963 :
Taourmit, Boufenzar, Aourir, Takrombalt groupe de village du douar Djaâfra proche du lieu dit El-Maïn siège communal faits déménager là pour vivre ici, par les soldats français de
1957 à 1962 étant voisins des autres cités plus hauts.
Communes voisines :
Guenzet, Aïn Legradj et Béni-Ourtilane à l'Est.
Bouhamza au Nord
Tamokra à l'Ouest
Teffreg au Sud.
Par la suite, les choses avaient radicalement changé en matière de structures administratives.
SOLDAT FRANÇAIS 15eme partie...
Ici on fait l'appel, on vérifie si toutes les femmes sont là ! Comme ci nous sommes venu pour garder le
harem sous le regard attentif du vieux impuissant, derrière le regard de le petite fille adossée au mur il y a de la curiosité mais sous ses pieds nus il y
a de la peine , nous sommes en plein été et ici la cigale ne s'arrête jamais de chanter et la fourmis travaille sous le claire de la lune, les nuits sont chaudes et les journées
sont brulantes, je me demande d'où leur vient les semelles sous leur pieds pour résister à la chaleur de la terre car sous mes ranges je ressens comme une laves bouillonnante. Nous venant
toujours avec une infermière histoire de ne pas réveiller des soupçons, je lis aussi dans le comportement des femmes même si elles détournent souvent leur têtes a mon objectif une
avidité et une soiffe du male, les hommes ne sont plus là, la majorité sont au maquis et les autres sous les mines de charbon au nord de la France. Je garderai à vie le souvenir des êtres
vulnérables mais insoumis à la misère, la guerre a
renforcé leur endurance dans la survie, un peuple résistant et intelligent que la nature a rendu indomptable malgré la guerre psychologique. Ils tirent leur fierté de la pureté de leur
sang et de leur appartenance ancestrale au grand peuple berbère.
à suivre...