Le mot fatidique « Rideau ! » n’a pas encore été prononcé. Le remaniement – ou le reniement – se profile pourtant et Bernard Kouchner, parmi d’autres, compte ses abattis.
E finita la comedia ? Non, car même si les origines italiennes de l’épouse chantante du président de la République donnent un aspect… del Arte à la pièce en train de se jouer devant nos yeux éblouis et larmoyants, le char de l’Etat avance toujours vers l’horizon quinquennal en brinquebalant dans des ornières de plus en plus nombreuses.
(Photo : Paris, boulevard Saint-Martin, 3e, le 29 septembre. Cliquer pour agrandir.)
Il paraît que Nicolas Sarkozy a félicité Luc Chatel, lors d’un récent Conseil des ministres, pour sa « troisième rentrée scolaire réussie ».
Ce n’est pas très sympa pour Xavier Darcos mais celui-ci, nommé
ambassadeur et à la tête du tout neuf Institut francais, est parti voir comment l’image de la France et de sa culture jouissait d’un reflet aveuglant à l’étranger.
Ici, on fait quasiment cours hors les murs : ainsi les parents d’élèves peuvent-ils assister en direct à l’enseignement prodigué à leurs bambins par des instits fraîchement débarqués et dont la formation (outre les stages payants proposés par des officines privées) tient désormais dans une « mallette », gracieusement offerte par l’Education nationale, avec un DVD expliquant, mini-sketches à l’appui, comment faire cours et « tenir » une classe.
Il est vrai que des « policiers référents » – entendre : pour obtenir des élèves « déférents » – sont désormais sur place : le pistolet remplace progressivement la règle.
Les nostalgiques de l’école d’autrefois (penser aux photos de Robert Doisneau) peuvent quand même s’acheter un souvenir grandeur nature. Il suffira qu’ils trouvent l’encrier en porcelaine à mettre dans le trou, l’encre violette à transvaser et le porte-plume Sergent-major pour tremper dedans. Le poêle d’époque, avec tuyau, sera en vente dans quelques semaines.
(Photo : Paris, boulevard de Magenta, 10e, le 29 septembre. Cliquer pour agrandir.)
Dominique Hasselmann
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j’aime surtout le second
Rédigé par : brigetoun | le 30 septembre 2010 à 06:54 | AlerterC’est vrai, ça, comment j’aurais fait sans Luc Chatel ! (C’est qui ? Un chanteur ?) (je me faisais justement remarquer que c’était ma pire rentrée depuis quinze ans ou à peu près) (heureusement qu’il y a les élèves !)
Rédigé par : PhA | le 30 septembre 2010 à 07:36 | Alerter@ brigetoun : ça remarche.
Rédigé par : Dominique Hasselmann | le 30 septembre 2010 à 07:37 | Alerter@ PhA : un maître-chanteur ?
Rédigé par : Dominique Hasselmann | le 30 septembre 2010 à 07:39 | AlerterOu un petit-maître, peut-être. Sans blague, entre les murs, comme disait l’autre, rarement ministre de l’éducation nationale aura eu son nom si rarement prononcé. A travers la marionnette on ne voit plus que la main qui l’agite.
Rédigé par : PhA | le 30 septembre 2010 à 08:03 | Alerter@ PhA : un Chatel actionné depuis le Château, logique ! Il est sûr que son passage chez L’Oréal (il est, lui aussi, au parfum) a plus marqué les esprits que sa présence rue de Grenelle…
Rédigé par : Dominique Hasselmann | le 30 septembre 2010 à 08:11 | AlerterOui, l’enseignement va tellement bien qu’il paraît que l’on va encore supprimer 4oo postes l’année prochaine dans l’Académie de Rouen. A 40 élèves par classe, il n’y aura plus d’élèves en “réussite différée” !
Rédigé par : gballand | le 30 septembre 2010 à 08:14 | Alerterelle me plaît toujours la seconde, même si elle n’est pas tout à fait celle que j’avais imaginée
Rédigé par : brigetoun | le 30 septembre 2010 à 08:16 | AlerterPitoyables, french doctor ou educ-nat, le “gros” ou le maire de nice, pitoyables les 5 lois sur l’immigration, nauséabondes, ignobles et inutiles : le “législateur” les pieds dans la boue, obligé de défendre quoi au palais bourbon ou au luxembourg, pendant qu’on licencie à tour de bras les profs (nano1© n’a jamais pu supporter cette corporation-au contraire des restaurateurs et bistrotiers), pendant qu’on fout à la porte les prolos Lejaby, Goodyear ou Continental, qu’ils creusent le déficit de la sécurité sociale pour que s’y engouffrent les gavés du Cac 40 : le gouvernement de la France… Repoussant.
Rédigé par : PdB | le 30 septembre 2010 à 08:18 | Alerter@ brigetoun : votre appareil photo mental est forcément le meilleur.
@ gballand : mais on aura besoin de plus en plus d’hôtesses d’accueil chez L’Oréal (formation sur place), vu l’excellente santé financière de cette entreprise.
Rédigé par : Dominique Hasselmann | le 30 septembre 2010 à 08:19 | AlerterBonjour !
Des enfants allergiques, malades ayant subi une opération à l’appendice et donc réformés du service militaire, étudiants dans un lycée, mais redoublants à la suite de ce mal corporel qui influe sur leurs esprits, repris une deuxième fois pour leur donner une seconde chance, alors que celle-ci se trouve brisée par des gréves prolongées faisant de 2008/2009 une année blanche, que leur faudra-t-il choisir :
- Les racheter encore une fois même si la note moyenne générale annuelle se trouve en moins de deux ou trois points en dessous de la barre, ou les livrer à la rue au nom de la loi du nombre que se disputent les deux marchés paralléls du formel et de l’informel sur fond de cumul de fonctions contradictoires aux normes d’éthiques en matiére de consciences socio-proféssionnelles tout en faisant réussir d’autres au BAC toujours sur la base de cette même loi du nombre gonflé des éffectifs en prévision des échéances politiques de 2012 ?
- Est-ce l’échec scolaire et le chômage qui posent de grands problémes à la société ou la réussite comme dans toute démarche seul le résultat compte en matiére de gestion saine ?
- Le cahier des charges d’un instituteur, d’un profésseur, d’un proviseur, d’un conseiller de scolarité ou d’une école, un collége ou un lycée, est-ce aussi d’encadrer minutieusement un étudiant faible par tous les moyens pour le faire relever pour se faire rattraper ou plutôt de profiter de ses défisciences pour le jeter ?
- Quelle différence doit-on faire entre l’instituteur d’autrefois qui s’inquiéte de l’absence de l’un de ses éléves ou de ses étudiants qui se dépense jusqu’à aller lui-même au domicile des parents s’enquêrir de cette absence ou celui d’aujourd’hui qui fait des reproches aux parents ?
- Faudra-t-il noter les éléves et les étudiants ou les parents ? Si ces derniers qu’on note, il faut alors tenir compte qu’il n’existe pas d’écoles des parents encore en ce 21 ème siécle dans certains pays du pourtour de la Méditérranée.
- Que faudra-t-il choisir pour les structures de l’éducation nationale, une gestion par une ACADEMIE ou par une DIRECTION des ressources humaines au lieu du PERSONNEL ? Je vous remercie !
Réponse de Larbi Ahmed Salah Amarouche
Rédigé par : AMAROUCHE | le 30 septembre 2010 à 08:49 | Alerter30 septembre 2010 à 08h33